PARCOURS

C’est en entrant dans l’atelier Fango à Buenos Aires que je tombe en amour pour la poterie. Je découvre la technique du tour au près de Sol Carta, ma professeur. Le déclic. Ingénieur de formation et travaillant à l’époque dans le monde des énergies renouvelables en Argentine, les moments à l’atelier sont de douces parenthèses créatives. Avec le temps, la poterie devient une passion et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’explore alors les techniques et commence à fabriquer ma propre vaisselle.

Le monde des open-spaces et de l’industrie n’étant pas du tout ma tasse de thé, je décide de quitter mon travail pour changer de vie.

De nature curieuse, je rencontre la photographe culinaire Cécilia Miranda qui me prend comme assistante dans son équipe Enseres StudioEnseres, c’est à la fois un studio photo et une boutique spécialisée dans l’art de la table en plein quartier de Palermo. Un gros coup de coeur en somme. Durant plusieurs mois, je découvre le monde du stylisme culinaire lors de shooting photos pour des journaux, magazines, restaurants et chefs argentins. Le jeux des textures, l’importance de l’objet, le choix de la vaisselle, la mise en valeur d’un plat…Une expérience riche et passionnante qui m’ouvre de nouvelles perspectives.

Après de belles années de l’autre côté de l’Atlantique, je décide de rentrer vivre dans ma France natale début 2015. La poterie s’impose alors comme une évidence: un métier à la fois créatif et manuel, concret, utile, polyvalent, en accords avec mes valeurs, mes besoins et mes passions.

Ayant déjà passé de nombreuses années assises sur une chaise d’école, je préfère partir à la rencontre de potières et potiers pour apprendre le métier en travaillant directement dans les ateliers. A l’ancienne.

C’est dans le joli village de Lagrasse que je rencontre d’abord Myriam Combes. Installée dans son atelier-boutique « Les poteries de Myriam « sur la place des Halles, Myriam crée de la vaisselle depuis une dizaine d’années. Ayant elle même été formée par un potier, Myriam m’encourage et me montre ses gestes, ses techniques de décoration et son savoir-faire. Un moment décisif qui me donne une belle impulsion et beaucoup de motivation dans ma reconversion professionnelle.

Après un été à arpenter les marchés de potiers, je tombe par hasard sur le stand d’ Annelies Callewier dont j’avais découvert le travail sur internet quelques mois plutôt. Le courant passe et Annelies me propose de venir travailler dans son atelier pour l’aider à préparer Noël. Et quel atelier! Installée à côté de Sumènes dans la forêt, le lieu est un rêve. Direction les Cevennes où je vais apprendre pendant plusieurs mois le métier de potière. Grâce à la générosité, la pédagogie et la confiance d’Annelies, j’apprends toutes les étapes de fabrication : du recyclage de l’argile à l’émaillage, les cuissons, les techniques de tournage, le tirage des anses, les astuces pour remplir le four, le nettoyage, le matériel à utiliser, et beaucoup plus encore…. Un moment de vie riche et intense dont je repars encore plus déterminée, les poches remplies de châtaignes, d’argile et de rêves.

Je m’équipe. J’avais déjà acheté mon tour, j’achète ensuite tous le matériel nécessaire pour l’atelier (four électrique, petits objets…), les matières premières pour démarrer et réaliser mes tests de couleurs et mes premiers prototypes. Je cherche mes formes, je teste des techniques de décoration…. Les premiers collections de L’empotée se dessinent.

En octobre 2016, je crée mon entreprise et démarre mon activité. L’empotée est née.

Depuis, l’aventure continue et elle est de plus en plus belle.

Bienvenue!